Comment calculer le rendement net d’un investissement locatif ?

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  • Article rédigé par Manuel RAVIER
  • Co-fondateur, Investissement-Locatif.com
Temps de lecture 5 minutes Mis à jour le samedi 17 octobre 2026
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Calcul du rendement net locatif en 2026 : les points clés à retenir

Article 1594 D du Code général des impôts, décret n° 87-713 du 26 août 1987, loi n° 2025-127 du 14 février 2025

  • Le rendement net se calcule ainsi : (loyers annuels encaissés − charges non récupérables) ÷ coût total × 100
  • Le coût total inclut le prix d’achat, les frais de notaire, les travaux et l’ameublement
  • Les charges récupérables sur le locataire sont fixées par le décret n° 87-713
  • Les droits de mutation peuvent atteindre 5 % jusqu’au 31 mars 2028
  • Les prélèvements sociaux restent de 17,2 % sur les revenus fonciers en 2026

Pour calculer le rendement net d’un investissement locatif, retirez des loyers annuels encaissés toutes les charges non récupérables. Divisez ensuite ce montant par le coût total de l’opération : prix d’achat, frais de notaire, travaux et ameublement. Multipliez enfin par 100. En 2026, un rendement net entre 3 et 8,5 % reste une cible réaliste.

Un loyer de 750 euros par mois ne vous rapporte jamais 750 euros. Entre la taxe foncière, l’assurance, la copropriété et les mois sans locataire, l’écart se creuse vite. C’est là que beaucoup d’investisseurs se trompent. Ils achètent sur la foi d’un rendement brut flatteur. Puis ils découvrent la réalité dès la première année. Le rendement net corrige ce biais. Il mesure ce que votre bien immobilier produit vraiment, avant impôt. 

Le rendement net d’un investissement locatif : définition et formule de calcul

Un chiffre mal compris conduit souvent à un mauvais achat. Commençons donc par poser les bases, simplement.

Ce que mesure le rendement net de charges

Le rendement net mesure ce que votre bien rapporte chaque année, une fois les charges du propriétaire payées. Il s’exprime en pourcentage du coût total de l’opération. On l’appelle aussi rentabilité nette de charges. Les deux termes sont synonymes dans l’immobilier locatif.

Il se distingue du rendement brut. Le brut compare seulement le loyer annuel au prix d’achat. Il ignore la taxe foncière, l’assurance, la gestion ou les mois de vacance. C’est un indicateur de tri, pas un indicateur de décision.

Le rendement net, lui, reste un calcul avant impôt. La fiscalité et le crédit n’y entrent pas encore. Pour les intégrer, on passe au rendement net-net. Ce dernier dépend de votre tranche d’imposition et du régime choisi, location nue ou meublée.

Indicateur

Ce qu’il intègre

Ce qu’il ignore

Usage conseillé

Rendement brut

Loyers annuels et prix d’achat

Charges, frais, vacance, impôts

Trier rapidement des annonces

Rendement net

Loyers encaissés, charges, frais d’acquisition, travaux

Impôts et prélèvements sociaux

Comparer et décider d’un achat

Rendement net-net

Tout le net, plus la fiscalité

Plus-value éventuelle à la revente

Mesurer le gain réel en poche

En pratique, l’écart entre brut et net tourne souvent autour de 1,5 à 3 points. Sur un studio en centre-ville, il peut être plus large. Les charges de copropriété pèsent lourd sur les petites surfaces.

La formule pour calculer le rendement net locatif

La formule tient en une ligne. Elle se lit facilement, même à voix haute.

{Rendement net} = {({Loyers annuels encaissés} - {Charges annuelles non récupérables}) \ {Prix d'achat} + {Frais d'acquisition} + {Travaux} + {Ameublement}} x 100

Au numérateur, on place les loyers réellement perçus sur un an. On en retire tout ce que le propriétaire paie sans pouvoir le refacturer. Au dénominateur, on place le coût total de l’opération, pas seulement le prix affiché.

Immeuble moderne avec balcons vitrés et façade élégante, symbole d’opportunité pour investir dans l’immobilier urbain durable et attractif.

Prenons un cas simple :

  • Vous achetez un T2 pour 150 000 euros, tous frais et travaux compris
  • Il se loue 700 euros hors charges, soit 8 400 euros par an
  • Vos charges non récupérables atteignent 2 100 euros
  • Le calcul donne (8 400 − 2 100) ÷ 150 000 × 100 = 4,2 %
  • Ce bien entre donc dans la fourchette que nous visons pour nos clients, entre 3 et 8,5 %.

Un point mérite votre attention. Les loyers se comptent hors charges récupérables. Les provisions versées par le locataire ne sont pas un revenu. Elles servent à rembourser des dépenses que vous avancez pour lui.

Manuel RavierLES CONSEILS DE MANUEL

Quand un vendeur ou un agent annonce un rendement, demandez toujours sa formule. Neuf fois sur dix, il divise un loyer charges comprises par le seul prix net vendeur. Refaites le calcul vous-même, avec les frais de notaire et les travaux. Vous aurez souvent une surprise.

Les données à réunir avant de commencer le calcul

Un calcul fiable repose sur des chiffres vérifiés. Les estimations à la louche faussent tout le résultat. Avant de chiffrer, rassemblez ces documents et informations :

  • 📄 L’annonce ou le compromis, avec le prix d’achat net vendeur et les frais d’agence.
  • 🏛️ La dernière taxe foncière du bien, demandée directement au vendeur.
  • 🏢 Les trois derniers procès-verbaux d’assemblée générale et le budget prévisionnel de copropriété.
  • 🔎 Le décompte annuel des charges, pour isoler la part récupérable sur le locataire.
  • ⚡ Le diagnostic de performance énergétique, qui conditionne le droit de louer.
  • 💶 Des références de loyers pour des biens comparables dans le même quartier.
  • 🛠️ Un ou deux devis d’artisans si des travaux sont nécessaires.

Ces pièces sont accessibles avant la signature du compromis. L’article L. 721-2 du Code de la construction et de l’habitation impose d’ailleurs leur communication en copropriété.

Les revenus et les dépenses à intégrer dans le calcul du rendement net

La formule est simple. La difficulté se cache dans les chiffres que l’on y place. Un loyer surestimé ou une charge oubliée, et le résultat devient trompeur. Passons en revue chaque ligne, en commençant par les revenus.

Le calcul des loyers annuels réellement attendus

Le loyer à retenir n’est pas celui que vous espérez. C’est celui que le marché accepte de payer aujourd’hui. Pour le trouver, comparez au moins cinq biens similaires dans le même secteur. Regardez la surface, l’étage, l’état et la présence d’un extérieur.

Plusieurs règles encadrent ensuite le montant que vous pourrez demander :

  • 📍 L’encadrement des loyers, applicable dans certaines villes comme Paris, Lyon, Lille ou Bordeaux.
  • 📈 La révision annuelle, plafonnée à l’indice de référence des loyers publié par l’Insee.
  • ⚡ Le gel des loyers pour les logements classés F ou G au DPE, depuis le 24 août 2022.
  • 🏷️ Les plafonds de loyer du dispositif Jeanbrun, si vous choisissez ce régime fiscal.

Le gel des loyers des passoires thermiques découle de l’article 159 de la loi Climat et Résilience n° 2021-1104 du 22 août 2021. Un bien F ou G ne peut donc pas voir son loyer augmenter, même à la relocation. Ce point pèse lourd sur la rentabilité à long terme.

Enfin, retenez toujours le loyer hors charges. Multipliez-le par douze pour obtenir le loyer annuel théorique. La vacance sera déduite plus loin, dans un poste à part.

Le prix d’achat et les frais d’acquisition à prendre en compte

Le prix d’achat n’est que le point de départ. Il faut y ajouter tous les frais payés pour devenir propriétaire. Le plus important reste les frais de notaire, composés surtout de droits de mutation.

Depuis le 1er avril 2025, les départements peuvent relever leur taux de 4,50 % à 5 %. Cette faculté vient de l’article 116 de la loi de finances pour 2025, n° 2025-127 du 14 février 2025. Elle modifie l’article 1594 D du Code général des impôts. La hausse s’applique jusqu’au 31 mars 2028. Les primo-accédants en sont exonérés, mais pas les investisseurs déjà propriétaires.

Poste d’acquisition

Ancien en 2026

Neuf (VEFA) en 2026

Frais de notaire

Environ 7,5 à 8,5 % du prix

Environ 2 à 3 % du prix

Frais d’agence

Inclus dans le prix ou 4 à 8 % en sus

Généralement inclus

Frais de dossier bancaire

0 à 1 500 euros selon la banque

0 à 1 500 euros selon la banque

Garantie du prêt

Environ 1 à 1,5 % du montant emprunté

Environ 1 à 1,5 % du montant emprunté

Courtage ou chasseur

Variable selon la prestation

Variable selon la prestation

Pour le rendement net, intégrez au minimum le prix, les frais de notaire et les frais d’agence. Les frais bancaires relèvent plutôt de l’analyse du financement. Certains investisseurs les ajoutent pour être prudents. L’essentiel est de rester cohérent d’un bien à l’autre.

Manuel RavierLES CONSEILS DE MANUEL

Négociez toujours avec le coût total en tête, pas avec le prix affiché. Sur un bien à 150 000 euros, 10 000 euros de négociation font gagner près d’un demi-point de rendement. C’est souvent plus efficace qu’une hausse de loyer.

Les charges annuelles non récupérables auprès du locataire

C’est le poste le plus souvent sous-estimé. Certaines charges se refacturent au locataire, d’autres restent à votre compte. La frontière est fixée par le décret n° 87-713 du 26 août 1987, pris en application de l’article 23 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989.

Dépense

Récupérable sur le locataire

Reste à la charge du propriétaire

Taxe foncière

Non, sauf la taxe d’ordures ménagères

Oui, hors ordures ménagères

Entretien des parties communes

Oui

Non

Gros travaux de copropriété

Non

Oui

Honoraires du syndic

Non

Oui

Assurance propriétaire non occupant

Non

Oui

Eau froide et chauffage collectif

Oui

Non

Frais de gestion locative et assurance loyers impayés

Non

Oui

L’assurance responsabilité civile du copropriétaire est obligatoire depuis la loi ALUR. Elle figure à l’article 9-1 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965. Comptez entre 80 et 200 euros par an pour un appartement.

Ajoutez aussi une provision pour l’entretien courant. Une chaudière, un ballon d’eau chaude ou une serrure finissent toujours par lâcher. En location meublée, prévoyez les honoraires d’un expert-comptable et la cotisation foncière des entreprises.

Les travaux et l’ameublement à intégrer au budget initial

Les travaux réalisés avant la mise en location font partie du coût de l’opération. Ils vont donc au dénominateur de la formule. Oublier de les compter gonfle artificiellement votre rentabilité.

Voici les postes à chiffrer avec des devis réels :

  • 🔧 La remise aux normes de l’électricité et de la plomberie.
  • 🌡️ Les travaux énergétiques : isolation, fenêtres, système de chauffage.
  • 🎨 Les rafraîchissements : peinture, sols, cuisine et salle d’eau.
  • 🛋️ L’ameublement complet si vous louez en meublé.

Les travaux énergétiques ne sont plus une option. Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne peut plus être loué comme résidence principale. Les logements F suivront le 1er janvier 2028, puis les E en 2034. Ce calendrier figure à l’article 6 de la loi du 6 juillet 1989, modifié par la loi Climat et Résilience.

En meublé, le mobilier minimum est fixé par le décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015. Il impose notamment une literie, des plaques de cuisson, un réfrigérateur et des ustensiles de cuisine. Comptez en moyenne 4 000 à 7 000 euros pour équiper un T2.

Salon moderne avec canapé gris, table ronde noire et bibliothèque boisée, illustration d’un intérieur bien meublé et chaleureux.

Les travaux lourds peuvent aussi ouvrir droit au dispositif Jeanbrun dans l’ancien. Il est créé par l’article 47 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026. Il s’applique aux acquisitions réalisées entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028. Dans l’ancien, les travaux doivent atteindre au moins 30 % du prix d’acquisition.

Simulateur d'économie d'impôt Jeanbrun

La vacance locative et les dépenses imprévues à anticiper

Un bien n’est jamais loué douze mois sur douze, toute sa vie. Entre deux locataires, il faut nettoyer, rafraîchir et faire visiter. Ce délai a un coût direct sur votre rendement.

Pour rester prudent, intégrez ces provisions dans votre calcul :

  • ⏳ Un mois de vacance locative par an pour un T1 ou un T2.
  • 🗓️ Un mois et demi à deux mois en zone moins tendue ou pour une grande surface.
  • 🧯 Une enveloppe de 0,5 à 1 % de la valeur du bien pour les réparations imprévues.
  • 🛡️ Une assurance loyers impayés, autour de 2,5 à 3,5 % des loyers annuels.

En location meublée étudiante, la vacance peut être plus marquée l’été. À l’inverse, une location nue familiale se renouvelle moins souvent. Adaptez donc la provision au type de locataire visé.

Les étapes pour calculer le rendement net d’un investissement locatif

Vous connaissez maintenant chaque poste. Reste à les assembler dans le bon ordre. Voici la méthode que nous appliquons à chaque bien étudié pour nos clients. Elle tient en quatre étapes.

Étape 1 : déterminer le coût total de l’acquisition

Tout commence par le dénominateur. C’est le montant total que vous allez engager pour que le bien produise son premier loyer. Il se construit en additionnant plusieurs lignes :

  • 🏠 Le prix d’achat net vendeur, après négociation.
  • 🤝 Les frais d’agence, s’ils ne sont pas déjà inclus.
  • 🏛️ Les frais de notaire, estimés avec le simulateur de votre notaire.
  • 🛠️ Le budget travaux, sur la base de devis signés.
  • 🛋️ Le coût de l’ameublement, en cas de location meublée.

Un exemple rapide. Un studio s’affiche à 95 000 euros, frais d’agence inclus. Les frais de notaire atteignent 7 600 euros. Vous prévoyez 6 000 euros de rafraîchissement et 3 500 euros de mobilier. Le coût total s’élève donc à 112 100 euros. C’est ce montant, et non 95 000 euros, qui servira au calcul.

Notez la différence. Sur ce studio, le coût réel dépasse le prix affiché de 18 %. Un rendement calculé sur le seul prix serait donc surévalué d’autant.

Étape 2 : calculer les revenus locatifs annuels

Partez du loyer mensuel hors charges validé par votre étude de marché. Multipliez-le par douze. Retirez ensuite la vacance prévue. Vous obtenez les loyers annuels réellement encaissés.

Reprenons le studio. Il se loue 520 euros hors charges par mois. Le loyer annuel théorique atteint 6 240 euros. Avec un mois de vacance, les loyers encaissés tombent à 5 720 euros.

Ce chiffre est le seul qui compte pour la suite. Un rendement calculé sur douze mois pleins reste un scénario idéal. Or votre banque, elle, raisonne souvent avec une décote de 20 à 30 % sur les loyers.

Étape 3 : déduire les charges annuelles

Additionnez maintenant toutes les dépenses non récupérables d’une année type. Reprenez le tableau de la partie précédente comme liste de contrôle. Pour le studio, cela donne par exemple :

Taxe foncière de 620 euros, charges de copropriété non récupérables de 380 euros, assurance PNO de 95 euros. Ajoutez 160 euros d’assurance loyers impayés et 400 euros de provision pour entretien. Le total atteint 1 655 euros par an.

Attention aux charges de copropriété. Seule la part non récupérable entre dans le calcul. Le syndic peut vous fournir la répartition exacte, ligne par ligne. Sans ce document, retenez prudemment 30 à 40 % des charges totales.

Étape 4 : appliquer la formule du rendement net

Il ne reste qu’à poser le calcul. Pour le studio :

(5 720 − 1 655) ÷ 112 100 × 100 = 3,63 %

Ce bien affiche donc un rendement net de 3,63 %. Son rendement brut sur le prix affiché atteignait pourtant 6,57 %.

À cette étape, plusieurs erreurs reviennent souvent :

  • ❌ Diviser par le prix affiché au lieu du coût total de l’opération.
  • ❌ Intégrer les provisions sur charges du locataire dans les loyers.
  • ❌ Oublier la vacance locative ou la fixer à zéro.
  • ❌ Compter les mensualités du crédit comme une charge du rendement net.
  • ❌ Ajouter l’impôt sur le revenu, qui relève du rendement net-net.

Une fois le résultat obtenu, comparez-le à votre objectif. Chez Investissement-Locatif.com, nous visons un rendement entre 3 et 8,5 % selon la stratégie. Un bien patrimonial en grande ville se situera plutôt en bas de fourchette. Un bien orienté cash-flow en ville moyenne visera le haut.

Vous voulez vérifier un bien repéré ? Nos conseillers refont ce calcul avec vous, sur la base de vos propres données. C’est souvent le meilleur moyen d’éviter un achat décevant. 📞

Un exemple chiffré pour calculer le rendement net d’un bien immobilier

La théorie prend tout son sens avec un cas concret. Voici une simulation complète, inspirée des dossiers que nous traitons au quotidien. Les montants reflètent les conditions du marché en 2026.

Le budget d’acquisition et les loyers prévisionnels

Un investisseur, 38 ans, cadre à Lyon, souhaite investir dans une ville moyenne dynamique. Il repère un T2 de 42 m² dans un quartier proche de la gare et de l’université. Le bien est classé D au DPE. Il le loue en meublé, à l’année, à un jeune actif.

Poste

Montant

Prix d’achat, frais d’agence inclus

110 000 euros

Frais de notaire (environ 8 %)

8 800 euros

Travaux de rafraîchissement

10 000 euros

Ameublement complet

5 000 euros

Coût total de l’opération

133 800 euros

Loyer mensuel hors charges

750 euros

Loyer annuel théorique

9 000 euros

Vacance prévue (un mois)

− 750 euros

Loyers annuels encaissés

8 250 euros

Le loyer de 750 euros a été validé sur une dizaine d’annonces comparables. Le DPE classé D écarte tout risque d’interdiction de louer avant 2034. Le bien peut aussi faire l’objet d’une révision annuelle de loyer.

Le détail des charges annuelles du propriétaire

L'investisseur confie la gestion à une agence et souscrit une assurance loyers impayés. Il passe par un expert-comptable pour sa déclaration au régime réel. Voici le détail de ses charges non récupérables.

Charge annuelle non récupérable

Montant

Taxe foncière, hors ordures ménagères

800 euros

Charges de copropriété non récupérables

420 euros

Assurance propriétaire non occupant

120 euros

Assurance loyers impayés (3 % des loyers)

270 euros

Frais de gestion locative (7 % TTC des encaissements)

578 euros

Provision pour entretien et petites réparations

450 euros

Honoraires d’expert-comptable

300 euros

Cotisation foncière des entreprises

180 euros

Total des charges annuelles

3 118 euros

La gestion locative et l’assurance loyers impayés pèsent ici 848 euros. C’est le prix de la tranquillité. L'investisseur habite loin et préfère déléguer.

Le calcul du rendement net à partir des données

On applique maintenant la formule, ligne par ligne :

  • Loyers encaissés moins charges : 8 250 − 3 118 = 5 132 euros
  • Division par le coût total : 5 132 ÷ 133 800 = 0,0384
  • Multiplication par 100 : le rendement net atteint 3,84 %.

Pour comparaison, le rendement brut sur le seul prix d’achat s’affichait à 8,18 %. Sur le coût total, il tombe déjà à 6,73 %. Le passage du brut au net coûte donc plus de quatre points. Cet écart illustre pourquoi le brut seul ne suffit jamais.

L’interprétation du résultat obtenu

Avec 3,84 % net, ce bien entre dans notre fourchette cible de 3 à 8,5 %. Il se situe dans la partie basse, typique d’un bien bien placé et peu risqué. L'investisseur peut-il faire mieux ? Plusieurs leviers existent :

  • 🗝️ Gérer lui-même la location : le rendement net passe à 4,27 %.
  • 💬 Négocier le prix à 100 000 euros : le rendement net grimpe à 4,17 %.
  • 📈 Louer 790 euros grâce à un meilleur aménagement : il atteint environ 4,13 %.
  • 🔁 Combiner négociation et gestion directe : il dépasse 4,6 %.

Reste la fiscalité, qui fera le rendement net-net. En location meublée au réel, l’amortissement du bien et du mobilier efface souvent l’impôt pendant des années. Depuis la loi de finances pour 2025, ces amortissements sont toutefois réintégrés dans la plus-value de revente. La règle vise les cessions intervenues à compter du 15 février 2025.

Trois personnes réunies autour d’un bureau avec graphiques financiers, reflet d’un calcul de rendement locatif

En location nue au micro-foncier, le calcul serait bien moins favorable. L’abattement de 30 % prévu à l’article 32 du CGI s’applique jusqu’à 15 000 euros de loyers. Les prélèvements sociaux restent fixés à 17,2 % sur les revenus fonciers en 2026. Avec une tranche marginale de 30 %, le rendement net-net de l'investisseur tomberait sous 2 %.

Le choix du régime fiscal pèse donc autant que le choix du bien. C’est précisément ce que nous étudions avec chaque investisseur avant tout achat. Vous souhaitez une simulation sur votre propre projet ? Notre équipe vous la prépare gratuitement.

Calculer son rendement net : la clé d’un investissement locatif réussi

Calculer le rendement net d’un investissement locatif n’a rien de sorcier. Il suffit de partir des bons chiffres. Les loyers réellement encaissés, d’abord. Les charges non récupérables, ensuite. Et surtout le coût total de l’opération, frais et travaux compris.

Ce calcul change votre regard sur chaque annonce. Un rendement brut de 8 % ne fait plus rêver s’il cache 3 % net. À l’inverse, un 4 % net bien placé devient une base solide pour construire un patrimoine. Les règles de 2026 renforcent encore cette exigence. Hausse des droits de mutation, calendrier du DPE, nouveau dispositif Jeanbrun : chaque paramètre compte.

Gardez en tête notre fourchette de référence, entre 3 et 8,5 % net. Elle couvre aussi bien les stratégies patrimoniales que les stratégies de cash-flow. Le bon niveau dépend de vos objectifs, de votre fiscalité et de votre horizon de placement.

Vous avez repéré un bien et vous hésitez ? Ou vous cherchez une ville où votre budget travaillera mieux ? Depuis 2012, Investissement-Locatif.com accompagne les investisseurs de A à Z. Recherche du bien, négociation, travaux, ameublement, mise en location : nous gérons tout. 🔑

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FAQ

Les intérêts d’emprunt entrent-ils dans le calcul du rendement net ?

Non. Le rendement net mesure la performance du bien lui-même, quel que soit son financement. Les intérêts du crédit interviennent dans le cash-flow et dans le rendement net-net. Ils sont déductibles des revenus locatifs au régime réel, en location nue comme en meublé. Un bien financé à crédit peut ainsi afficher un rendement sur fonds propres bien supérieur, grâce à l’effet de levier.

Quelle est la différence entre rendement net et cash-flow ?

Le rendement net est un pourcentage, calculé sur le coût total du bien. Le cash-flow est un montant en euros : ce qui reste chaque mois après loyers, charges, mensualité de crédit et impôts. Un bien peut avoir un bon rendement net et un cash-flow négatif. C’est fréquent avec un crédit sur quinze ans ou un faible apport.

Comment la révision annuelle du loyer fait-elle évoluer le rendement ?

Si le bail contient une clause de révision, le loyer peut augmenter une fois par an. La hausse est plafonnée à la variation de l’indice de référence des loyers, publié chaque trimestre par l’Insee. Ce mécanisme est prévu à l’article 17-1 de la loi du 6 juillet 1989. Le propriétaire dispose d’un an pour l’appliquer, sans effet rétroactif. Le rendement net progresse donc légèrement chaque année, si les charges restent stables.

La colocation permet-elle d’améliorer le rendement net ?

Souvent, oui. Louer un T3 ou un T4 à plusieurs colocataires rapporte en général plus qu’une location classique. Le gain de loyer total peut atteindre 20 à 30 %. En contrepartie, la rotation est plus forte et l’ameublement plus coûteux. Chaque chambre doit aussi respecter les critères de décence du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002.

Faut-il intégrer la plus-value future dans le rendement ?

Pas dans le rendement net, qui reste un indicateur annuel. Pour mesurer la performance globale, on utilise plutôt le taux de rendement interne. Il intègre loyers, charges, fiscalité et prix de revente. La plus-value immobilière est imposée à 19 % plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Elle est exonérée d’impôt sur le revenu après 22 ans de détention, et de prélèvements sociaux après 30 ans, selon l’article 150 VC du CGI.

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Manuel RAVIER

Co-fondateur, Investissement-Locatif.com

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Co-fondateur d’Investissement-Locatif.com depuis 2012, Manuel Ravier a accompagné plus de 4 000 opérations d’investissement locatif. Il analyse chaque bien à travers son rendement net réel, frais, travaux et vacance compris. Son credo : un achat se décide sur des chiffres vérifiés, jamais sur une promesse commerciale.

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